vendredi 13 novembre 2009

Meursault (bis repetita)

verre_de_meursault

Si je vous dis Meursault vous pensez Camus ou grand cru? Le héros de l’Etranger tirerait son nom du fameux vin de Bourgogne. Voilà ce que déclarait Camus à propos du personnage :

« Meursault, pour moi, n'est donc pas une épave, mais un homme pauvre et nu, amoureux du soleil qui ne laisse pas d'ombres. Loin qu'il soit privé de toute sensibilité, une passion profonde parce que tenace, l'anime : la passion de l'absolu et de la vérité. Il s'agit d'une vérité encore négative, la vérité d'être et de sentir, mais sans laquelle nulle conquête sur soi et sur le monde ne sera jamais possible. » ( Interview donnée en Janvier 1955, selon une source Wikipédia = honte assumée)

Je ne sais pas jusqu’à quel point l’analogie peut tenir mais elle n’est pas inintéressante. Vincent Dancer, un jeune viticulteur bourguignon est venu présenter ses vins à In Vino Veritas hier soir. Le dégustation nous a tous conquis, les vins étaient délicieux et la présentation passionnante.

Meursault 1er cru, Perrières 2006 et 2007
Meursault Village, Les Grands Charrons 2007
Chassagne-Montrachet 1er cru, Tête du Clos 2006 et 2007
Chassagne-Montrachet 1er cru, la Romanée 2006 et 2007

Pour l’aspect « pauvre et nu », la délicieuse austérité caractéristique du héros camusien, choisissez plutôt les Meursault 2007. Pour le côté « amoureux du soleil », optez plutôt pour les 2006 étonnamment fruités pour des bourgognes.
Pour l’aspect « passion de l'absolu et de la vérité », tournez-vous vers le viticulteur. N’attendez pas de Vincent Dancer qu’il vous impose une façon de déguster ses vins ou qu’il vous dicte des plats à accorder. Le viticulteur est aussi scrupuleusement attentif à ses vignes qu’il est peu interventionniste dans les cuves. Sa démarche consiste à imprimer dans chaque vin les caractéristiques de l’année, au-delà de celles du terroir. Il prend donc le pari d’obtenir des cuvées très différentes d’une année sur l’autre plutôt que d’uniformiser sa production à la façon des grandes marques. Le résultat nous a enchanté. Je vous parle des Meursault sous couvert d'un prétexte littéraire mais les Chassagne-Montrachet étaient tout aussi délicieux.

Vincent Dancer est l’auteur des photos reproduites dans ce billet, pour en voir davantage, je vous laisse découvrir son blog. Vous pourrez y suivre en tant réel le travail des vignes.

Et notamment des clichés intéressant sur  la recherche de la maturité idéale ou comment déguster un bon Meursault.

travail_de_la_vigne

Posté par Devorerleslivres à 18:51 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur Meursault (bis repetita)

    En bien, moi j'ai honte à dire que je n'ai jamais bu du Mersault et qu'en lisant ton titre, j'ai seulement pensé à Camus mais tu me donnes très envie d'en prendre un verre. Merci pour ce billet si rafraichissent et délicieux. Bises et bon WE!

    Posté par Vanessa, vendredi 13 novembre 2009 à 21:59 | | Répondre
  • Dévorer les livres

    Merci Vanessa! y a pas de honte à n'avoir jamais bu de Meursault mais en revanche, des regrets, ça oui! bises

    Posté par Dévorerleslivres, samedi 21 novembre 2009 à 01:11 | | Répondre
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